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Le chahut industriel Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Bruno   
16-06-2006
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Le chahut industriel
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Consommation d'énergieL’énergie, au niveau mondial va se raréfier.

Les média commencent timidement à nous en faire part : les ressources énergétiques ne sont pas éternelles. Le pétrole est, aujourd’hui, la source principale de création d’énergie. Il a fallut des millions d’années pour qu’il se transforme. Et au rythme de notre consommation actuelle, nous aurons épuisé toutes les ressources connues de pétrole dans 40 ans. Avons-nous vraiment pris conscience que dans 40 ans nous n’aurons plus de pétrole. Évidemment, les plus optimistes diront que nous aurons développé de nouvelles sources d’énergie d’ici là. Je l’espère. Mais nos besoins énergétiques représentent l’équivalent de 10 milliards de tonnes de pétrole sur l’année 2002 ! Et pensons que des pays comme la Chine et l’Inde vont être dans quelques années de gros consommateurs d’énergie… Il n’y a pas aujourd’hui de substitut sérieux au pétrole, disons-le ouvertement. Plus de 90% de l’énergie consommée est d'origine non renouvelable.
Les décennies à venir risquent d’être chahutées du point de vu énergétique. Cela n’est pas très « correct » de dire cela, car la perspective de pénurie énergétique laisse présager des batailles sanglantes ou un grand désespoir populaire. Ce n’est définitivement pas politiquement correct. Mais pourtant ce constat est issu de réflexion, d’analyses, il peut très bien s’avéré juste. C’est une probabilité.
Comment allons-nous réagir ? Cela sera-t-il l’occasion de nouvelles formes de guerres ? Ces questions restent entières.

Quelle(s) solution(s) apporter à ce problème ? Outre une humanisation rapide du monde (se sentir concerné par les soucis des autres et faire des choix qui prenne en compte l’intérêt général plutôt qu’individuel…), je ne vois pas de solution suffisamment forte pour éviter les batailles à venir.  

L’énergie va nous manquer. Mais une autre denrée va également se raréfier : l’eau potable.
Cela peut faire l’objet d’un développement complet mais en substance, on peut citer les principales causes de cette pénurie d’eau potable :
- L’accroissement de la population mondiale.
- l’accroissement des exigences de qualité et de traitement de l’eau.
- et l’accroissement du confort, de la propreté et de la consommation industrielle.
L’eau ne va pas manquer comme le pétrole, car elle se recycle à l’infini. Mais l’eau potable risque de nous être comptée.
Quelques chiffres donnés par l’Unesco : la consommation mondiale d’eau douce a été multipliée par six au cours du dernier siècle (environ 4.000 km3 en 2000). Le volume d’eau douce disponible par habitant et par an était supérieur à 16.000 m3 en 1950, il est aujourd’hui de 6.800m3 et passera à 4.800m3 en 2025.

Se préparer pour l’avenir.

Certains vont me croire pessimiste. Je ne le suis pas. Car je crois que nous avons l’occasion de développer nos dons d’inventivité, de réflexion, d’ouverture aux autres pour aller de l’avant et avancer pas à pas. Et si je parle de perspectives plutôt difficiles, n’est-ce pour y réfléchir et travailler à en diminuer les effets ?
Dans cette démarche d’adaptation et de remise en question, nous allons développer des capacités techniques dont certaines ne nous servirons pas pour nos futurs métiers et des capacités comportementales qui elles, nous seront utiles pour chacun de nos projets : l’esprit d‘équipe, l’esprit de service, la volonté de se dépasser, la résistance au stress, la capacité d’écoute…

Devenons de véritables professionnels, qui répugnent à la médiocrité, au travail bâclé. Devenons des hommes de cœur, à l’écoute des autres, généreux, créateurs de nouveaux services et orientés vers le respect des engagements.
Alors nous serons véritablement armés pour traverser honorablement ce chahut.
Voici l’orientation que j’aime rappeler et inculquer à mes enfants.

Par ailleurs, je suis un croyant, libéré des dogmes religieux, c’est à dire que je crois que le mérite d’un homme provient d’avantage de ces actes que d’un attachement à une croyance ou à une religion.
Je crois que le retour au bien, à l’amour fraternel, à la liberté, à l’intelligence de cœur… est l’orientation que l’homme est invité à prendre depuis des millénaires, mais qu’il a bien du mal à tenir fermement.
Alors n’est-il pas temps de garder le cap qui nous mènera assurément à une grande joie ? La joie d’avoir fait ce que l’on pouvait pour rendre le monde meilleur et d’en recevoir le mérite !



Dernière mise à jour : ( 06-09-2009 )
 
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